Photovoltaïque et agrivoltaïsme : Chambres d’agriculture France appelle l’État à préserver une filière d’avenir

L’agrivoltaïsme est un atout pour l’avenir de l’agriculture. Il protège les exploitations face au changement climatique tout en créant de nouvelles sources de revenus. Conscientes de ces enjeux, les Chambres d’agriculture se sont fortement mobilisées pour accompagner son développement. En campagne pour soutenir l’agrivoltaïsme !

Dans de nombreux départements, les Chambres d’agriculture ont élaboré des chartes afin de garantir des projets conciliant performance agricole, respect des territoires et création de valeur pour les exploitations. Elles accompagnent les agriculteurs dans la conception de leurs projets et veillent à ce que l’activité agricole demeure la priorité.

Une forte incertitude pour les exploitations agricoles

Les Chambres d’agriculture soutiennent également le photovoltaïque sur les bâtiments agricoles, un levier de modernisation des exploitations et de production d’énergie sans consommation supplémentaire de foncier. La loi APER avait permis de poser un cadre clair et exigeant, donnant de la visibilité aux agriculteurs et aux investisseurs. Des centaines de projets sont aujourd’hui engagés sur cette base. Les orientations envisagées pour les prochains appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) remettent cependant en cause cette dynamique. En réduisant les niveaux de soutien et en mettant l’agrivoltaïsme en concurrence sur le seul critère du prix, elles fragilisent la rentabilité des projets et créent une forte incertitude pour les exploitations agricoles.

« L’agrivoltaïsme est une innovation au service de l’agriculture »

Chambres d’agriculture France appelle le Gouvernement à revoir les évolutions annoncées et à garantir un cadre stable pour l’agrivoltaïsme et le photovoltaïque agricole, en sécurisant les projets engagés et en donnant rapidement de la visibilité sur les futurs appels d’offres. « L’agrivoltaïsme est une innovation au service de l’agriculture. Les agriculteurs se sont engagés dans cette voie parce que l’État leur a donné un cadre et des perspectives. Modifier aujourd’hui les règles économiques revient à fragiliser une filière naissante et des centaines de projets déjà engagés » s’inquiète Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France.

Cet article est publié dans Actualités. Ajouter aux favoris.

Les commentaires sont fermés