1 projet sur 5. C’est le taux de succès des dossiers déposés lors de la dernière période PPE2, 1 559 MWc soumis, 300 MW retenus (délibération CRE, 7 juillet 2026). Le prix moyen a reculé de 13,5 €/MWh par rapport à la période précédente. La concurrence est telle que même les projets les plus solides tombent à l’eau. Pour beaucoup d’agriculteurs qui avaient construit leur plan de financement autour du revenu photovoltaïque, c’est une équation qui ne tient plus.
Ce que ces chiffres révèlent, c’est la fragilité d’un modèle : celui du bâtiment agricole financé par le projet photovoltaïque. Pendant des années, les appels d’offres CRE ont alimenté une mécanique où le hangar venait presque « avec » les panneaux. Les taux de sélection de la PPE2 montrent que cette mécanique se grippe. Mais derrière l’instabilité des marchés de l’énergie, les exploitants font face à un enjeu plus fondamental : le dérèglement climatique. Canicules, épisodes de grêle, inondations, variations brutales de températures… Ce sont les animaux, les hommes et les récoltes qu’il faut protéger en premier. C’est ce besoin de protection et d’adaptation qui redevient le moteur de l’investissement agricole, pas le prix du mégawattheure.
BâtiAgricole, la marque de CANCÉ dédiée aux bâtiments agricoles, conçoit ses solutions à partir de cette réalité. En mobilisant l’expérience industrielle du groupe, elle développe des bâtiments adaptés aux contraintes climatiques de chaque exploitation (hangars de stockage, stabulations, manèges…) conçus pour leur usage premier, et dimensionnés dès l’origine pour accueillir du photovoltaïque quand l’équation redeviendra favorable. Le panneau n’est plus la condition de l’investissement. Il en est l’option.
Ce repositionnement change aussi la conversation sur l’énergie : l’autoconsommation, moins exposée aux aléas des sélections CRE, plus directement liée à l’usage du bâtiment, redevient le levier central. Sur les 400 000 exploitations agricoles françaises, 50 000 seulement sont aujourd’hui raccordées au solaire. Le potentiel reste immense mais il se réalisera sur d’autres bases. Avec 600 bâtiments livrés par an et 90 % de ses constructions déjà dimensionnées pour accueillir du solaire, BâtiAgricole dispose d’une vraie lecture du marché : celle d’un constructeur qui parle chaque année à des centaines d’agriculteurs, pas pour leur vendre des panneaux, mais pour leur bâtir un outil de travail.

