L’IRENA se félicite des remarques du SGNU sur les mesures à prendre pour réaliser la transition énergétique

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) accueille chaleureusement les remarques du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, qui définit les actions clés à mener pour réaliser la transition énergétique. Ces remarques ont été faites lors du lancement du rapport de l’Organisation météorologique mondiale sur l’état du climat mondial en 2021.

En réaction à cette annonce, le Directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera, a déclaré : « Aux quatre coins du monde, nous avons besoin que des voix audacieuses et courageuses s’élèvent. Des voix qui disent que le temps de la discussion est terminé ; chaque nation doit désormais mener une action concertée. Dans ce contexte, je soutiens de tout cœur  António Guterres. Il a parlé haut et fort. Après tout, nous savons tous ce qui doit être fait et quand le faire ». L’IRENA l’a clairement exprimé dans son rapport World Energy Transitions Outlook - également appelé WETO – qui refuse de laisser de grands espoirs cacher les faits avérés. Si nous voulons rester sur la voie des 1,5 °C d’ici 2030, il faudra accélérer le processus vers des systèmes énergétiques basés sur les énergies renouvelables. La transition doit se faire maintenant. Dans le cas contraire, l’échec fait partie des options crédibles.

Les gouvernements doivent également adopter une approche systémique du déploiement des énergies renouvelables, en mettant clairement l’accent sur des réseaux électriques flexibles, interconnectés et équilibrés, des solutions d’efficacité, l’hydrogène vert et de nombreuses technologies d’appui. « Je me réjouis également de l’accent mis par António Guterres sur l’investissement politique, en particulier lorsqu’il est simultanément lié à l’éducation et la formation. 80 % des nations sont des importateurs nets de combustibles fossiles. L’action de l’IRENA ne vise pas seulement à remplacer ces combustibles, mais aussi à créer un nouveau système permettant de créer de nouvelles industries et de remodeler les économies. Dans cette tâche, on ne peut pas laisser le monde en développement sur la ligne de départ. Une approche à deux vitesses est inacceptable. Nous sommes tous dans le même bateau, et cela signifie que nous devons permettre aux pays en développement de profiter des opportunités et des innovations. Dans le cas contraire, il y aura peu d’espoir d’atteindre nos objectifs ».

L’IRENA s’engage à donner aux pays les moyens d’assurer la meilleure transition énergétique possible pour leurs économies et leurs sociétés. Ses rapports distinguent clairement ce qui est pragmatiquement possible de la simple fable. L’IRENA a constaté que la transition énergétique pouvait créer 85 millions d’emplois dans le domaine de la transition énergétique d’ici 2030. Mais si les pertes peuvent être compensées, les décideurs doivent proposer des politiques adaptées, des formations et de nouvelles opportunités.

Le rapport WETO montre également qu’il est possible d’atteindre 1,5 °C avec un total de 5 700 milliards de dollars d’investissements par an dans la transition énergétique jusqu’en 2030. « L’accord est là, mais nous devons faire davantage pour rassembler les nations, les investisseurs, les innovateurs et les citoyens. L’ambition nationale doit se traduire par une action nationale. En tant qu’organisation mondiale, l’IRENA s’engage à réaliser le programme de développement durable 2030 et à veiller à ce que personne ne soit laissé de côté. La transition énergétique concerne tout le monde, nos solutions doivent aussi être pour le monde » conclut Francesco La Camera.

 

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