Dix ans après la signature de l’Accord de Paris, une architecture amplificatrice universelle enchâssée dans la surface des panneaux solaires et pouvant s’intégrer aux murs extérieurs, toitures et clôtures des bâtiments est dévoilée : l’IPVF a publié un avis scientifique sur cette innovation d’optique géométrique passive conçue dans la ville de Québec par reflect10, qui augmente la production quotidienne moyenne et qui multiplie par 2,66 la production solaire en période matinale et vespérale.
Alors que l’Europe traverse une canicule historique et que les réseaux électriques ont été mis en alerte, l’IPVF confirme qu’une nouvelle architecture photovoltaïque passive permet de produire davantage d’énergie propre quand les réseaux en ont le plus besoin. L’Institut Photovoltaïque d’ÃŽle-de-France (IPVF), implantée à Paris-Saclay, a ainsi rendu un avis scientifique officiel fondé sur l’analyse du rapport de l’Institut National d’Optique du Canada (INO/Luqia). Cet avis constitue une évaluation scientifique des performances annoncées de la technologie de la réflectricité, développée par reflect10, entreprise de recherche privée fondée à Québec (Canada). Une innovation photovoltaïque fondée sur une architecture optique passive ! Dans son avis, l’IPVF précise que la technologie fonctionne dans le régime de l’optique géométrique, régi par les lois de Snell-Descartes. Sur cette base, l’Institut conclut notamment qu’il en résulte un gain journalier moyen de l’ordre de 20 % ; un meilleur étalement de la production sur l’ensemble de la journée ; une densité de surface photovoltaïque active supérieure pour un même linéaire d’installation ainsi qu’un facteur de multiplication de plus de 2 aux périodes de faible élévation solaire, résultat considéré comme attendu au regard de cette architecture.
Un profil de production adapté aux besoins des réseaux électriques
L’IPVF souligne également que cette architecture modifie favorablement le profil journalier de production électrique. En augmentant la production en début et en fin de journée, la technologie pourrait contribuer à mieux répondre aux périodes où la demande électrique est la plus élevée, tout en réduisant la concentration de la production autour du seul pic solaire de la mi-journée. « La réflectricité fonctionne dans le régime de l’optique géométrique, régi par les lois de Snell-Descartes. Il en résulte un gain journalier moyen de l’ordre de +20 %, un meilleur étalement de la courbe de production sur la journée, et une densité de surface photovoltaïque supérieure pour un même linéaire d’installation. Dans ce contexte, le facteur de multiplication de 2,66 au matin et en fin de journée est attendu. Le rapport INO-262879 R01 de mars 2026, réalisé par l’Institut National d’Optique au Canada avec le logiciel Ansys Zemax OpticStudio, est rigoureux et présente une analyse claire des gains possibles. La modélisation indique un ratio de puissance optique collectée d’environ 1,20 sur une journée complète sous lumière directe, et d’environ 1,19 sous lumière diffuse — soit un gain journalier moyen de l’ordre de +20 % et +19 % respectivement, par rapport à un panneau plat de même empreinte. Ces gains, obtenus par une modification architecturale du module sans altération de la cellule elle-même, représentent un écart significatif par rapport au rythme habituel d’amélioration de l’industrie » précise Pere Roca i Cabarrocas, Directeur scientifique de l’IPVF, Directeur de recherche CNRS — École Polytechnique, Médaille d’argent du CNRS (2011).
Une progression significative au regard de l’évolution historique du photovoltaïque
Selon les données rappelées dans le communiqué, l’efficacité moyenne des modules photovoltaïques en conditions réelles est passée d’environ 6 % en 1954 à près de 19 % en 2026, soit une progression d’environ 13 points de pourcentage en 72 ans, correspondant à un gain moyen de l’ordre de 0,18 point de pourcentage par an. Dans ce contexte, l’IPVF indique que les performances observées dans le rapport de l’INO (20% en moyenne quotidienne et facteur de multiplication de 2,66 aux périodes de faible élévation solaire) représentent un écart significatif par rapport au rythme habituel d’amélioration du secteur, historiquement centré sur l’optimisation progressive du rendement intrinsèque des cellules photovoltaïques. L’avis scientifique confirme également l’invariance d’échelle des performances observées, permettant leur transposition à différentes tailles de modules ou d’installations ; la conformité de la technologie aux lois de l’optique géométrique ainsi qu’une amélioration du rapport production/emprise au sol grâce à une densité de surface photovoltaïque active plus élevée pour un même linéaire d’installation. Largement de quoi valider de la transposabilité industrielle !
Encadré
Ce qu’est la réflectricité…
La réflectricité est une architecture de module photovoltaïque qui vise à multiplier les réflexions internes du rayonnement solaire au sein de la surface captrice. En un mot, cette méthode vise à ce que les reflets permettent de produire davantage d’électricité. La réflectricité ne modifie en rien la cellule solaire. Elle change la géométrie du module : une structure tridimensionnelle qui, selon les lois universelles de l’optique géométrique de Snell-Descartes, démultiplie les réflexions internes et augmente la probabilité d’absorption de chaque photon. La réflectricité ne crée pas d’énergie. Elle capte davantage l’énergie que les panneaux plats laissaient échapper. Elle est compatible avec toutes les technologies de cellules existantes — PERC, TOPCon, HJT, BC. Chaque amélioration future des cellules amplifiera les gains de la réflectricité.

