Nous, ministres de l’Énergie et des Finances du G7 et gouverneurs des banques centrales, avons tenu une réunion virtuelle le 30 mars pour évaluer l’évolution de la situation au Moyen-Orient et ses implications pour les marchés de l’énergie, l’économie mondiale et la stabilité financière.
S’appuyant sur les discussions des ministres des Finances du 9 mars et celles des ministres de l’Énergie le 10 mars, et informés par les évaluations en cours du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe de la Banque mondiale (GBM), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et du Conseil de stabilité financière (FSB), nous continuons à suivre de près les évolutions et leur impact potentiel sur la croissance mondiale, et les conditions des marchés financiers. Nous saluons la décision des membres de l’AIE prise le 11 mars d’autoriser la plus grande libération coordonnée de stocks pétroliers.
En particulier, conformément à leurs mandats respectifs, les banques centrales du G7 s’engagent fermement à maintenir la stabilité des prix et à assurer la résilience continue du système financier. La politique monétaire restera dépendante des données. À cette fin, les banques centrales surveillent de près l’impact des pressions sur les prix de l’énergie et d’autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité économique.
Nous, ministres de l’Énergie et des Finances du G7, réitèrent notre engagement fort à garantir des marchés énergétiques bien fonctionnels, stables et transparents. Nous soutenons les efforts appropriés pour maintenir une offre adéquate sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz, et nous soulignons les options de l’AIE pour gérer la demande, selon les circonstances du pays, afin d’aider à apaiser les conditions du marché et à limiter la volatilité excessive. Dans ce contexte, nous appelons tous les pays à s’abstenir d’imposer des restrictions à l’exportation injustifiées sur les hydrocarbures et produits associés.
Nous réaffirmons l’importance de flux commerciaux sûrs et ininterrompus, y compris la sécurité de la navigation et la protection des routes et infrastructures maritimes critiques, comme essentielles à la stabilité économique mondiale et à la sécurité énergétique.
Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires en étroite coordination avec nos partenaires, notamment pour préserver la stabilité et la sécurité du marché de l’énergie. Nous reconnaissons l’importance d’une action internationale coordonnée pour atténuer les répercussions et préserver la stabilité macroéconomique.
Nous réaffirmons notre soutien indéfectible à l’Ukraine dans la défense de son intégrité territoriale, de son droit à l’existance, ainsi que de sa liberté, souveraineté et indépendance, et réaffirmons notre engagement à maintenir la pression sur la Russie, en vue d’une paix juste et durable en Ukraine.
Nous, ministres de l’Énergie et des Finances du G7 et gouverneurs des banques centrales, appelons le FMI, le Groupe de la Banque mondiale et l’OCDE à approfondir leur évaluation de l’impact économique des évolutions des marchés de l’énergie, y compris l’impact sur les pays en développement, les conséquences sectorielles et les implications pour les chaînes de valeur stratégiques, notamment en ce qui concerne les minéraux critiques, et la sécurité alimentaire, et de faire rapport avant les réunions de printemps.
Nous demandons à l’AIE de continuer à suivre l’évolution des marchés de l’énergie et de fournir des analyses en temps opportun à ses membres ainsi que des scénarios potentiels afin d’aider les pays membres à concevoir des mesures appropriées face à l’évolution potentielle de la situation.
Nous demandons au FSB de poursuivre sa surveillance des vulnérabilités potentielles des marchés financiers.
Nous continuerons à échanger des informations et à coordonner étroitement au sein du G7 et avec des partenaires internationaux, et resterons prêts à nous réunir si nécessaire en réponse à de nouveaux développements.

