Rabot de MaPrimeRénov’ : le solaire thermique dans le viseur

La CAPEB dénonce le nouveau coup de rabot de MaPrimeRénov’ et la suppression annoncée au 1er septembre prochain de la quasi-totalité des aides aux travaux de rénovation énergétique par gestes, comme elle le craignait dès le 11 juin dernier. Cette décision constitue un nouveau coup dur pour les ménages et les entreprises artisanales du bâtiment, et une incompréhension totale au regard de l’épisode caniculaire historique auquel sont confrontés les Français témoignant de l’urgence de soutenir la rénovation énergétique des logements. Un coup dur pour les équipements solaires de production d’eau chaude sanitaire comme les systèmes solaires combinés !

 

En réservant désormais l’essentiel des financements publics aux rénovations énergétiques globales des logements, le Gouvernement prive les Français d’un parcours de rénovation par gestes et par étapes pourtant adapté à leur capacité d’investissement. Pour la CAPEB, si la rénovation d’ampleur demeure l’objectif à atteindre, elle ne peut devenir l’unique voie d’accès aux aides : un parcours progressif, lisible et accessible demeure indispensable pour embarquer le plus grand nombre.

 

« Le pire ennemi de la rénovation, ce n’est pas le monogeste. C’est l’absence de travaux. Si l’on demande aux Français de tout faire d’un coup, beaucoup renonceront tout simplement à rénover leur logement. Il faut leur permettre d’entrer dans la rénovation par un premier geste utile, puis de poursuivre dans le temps », déclare Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB.

Les projets de décret et d’arrêtés prévoient notamment la suppression, dès le 1er septembre prochain, des aides « par geste » pour les travaux d’isolation (combles, toitures, fenêtres), les systèmes de ventilation, les poêles à bois ou biomasse ainsi que plusieurs équipements solaires de production d’eau chaude sanitaire comme les systèmes solaires combinés. Ces travaux ne seraient plus soutenus que dans le cadre d’une rénovation globale, bien plus onéreuse, lourde et complexe.

 

De quoi faire réagir fermement Audrey Zermati, Directrice Stratégie d’Effy: « Après des mois de stop-and-go et de pilotage à vue, c’est un nouveau signal désastreux envoyé à la rénovation énergétique. En prétendant préserver le budget de MaPrimeRénov’, le gouvernement prend le risque de provoquer une ruée de demandes de dernière minute sur les travaux bientôt exclus, avec à la clé un nouvel engorgement du dispositif aussi prévisible que contre-productif. Ce scénario était pourtant évitable. Si cet arrêt devait être confirmé, il devient urgent que le dispositif des Certificats d’Economies d’Energie prenne rapidement le relais, comme nous le réclamons depuis deux ans. Car au moment où les vagues de chaleur rendent de nombreux logements invivables, permettre aux Français d’isoler, de mieux chauffer, de rafraîchir et de moins consommer relève de l’urgence nationale.»

 

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