Mettre en action concrètement la transition grâce à une énergie zéro carbone, 100 % locale et fière de l’être, c’est ce que Dhooing appelle « faire la good énergie ». Première phase de son plan stratégique !
Ils sont six, six gars dans le vent des renouvelabes de proximité. Leurs noms : Jean-Marc Fabius, Jean-Michel Villiot, Olivier Degos, Thomas Fargeaudoux, Sylvain Mouche et Jérôme Bourgeois. A eux six, ils cumulent des dizaines d’années d’expériences dans le développement de projets de territoire et de transition, en France et à l’étranger.  Le cinq mai 2026, ils ont annoncé le lancement de la société Dhooing basée à Bordeaux, créée pour « libérer radicalement toute la chaîne de valeur de l’énergie décarbonée, de la production à sa consommation en passant par sa propriété. »
« L’électron n’est plus une finalité. Sa vraie valeur ajoutée est son utilité »
Une idée dont l’heure est venue, soulignent les 6 associés, unis autour d’une même conviction : « l’électron n’est plus une finalité. Sa vraie valeur ajoutée est son utilité. » Et d’une ambition : délivrer l’énergie décarbonée des complexités et fluctuations du marché pour fournir au consommateur final un électron à prix maîtrisé, compétitif et garanti sur la durée. Pour les fondateurs de Dhooing, passés par des structures telles que Amarenco Group, ArcelorMittal Exosun, Caisse des Dépôts, EDF EnR, Engie, GLHD, Sunpower-Tenesol ou encore Veolia Environnement, le modèle de développement consistant à créer de l’électricité verte dans le seul but de l’injecter sur le réseau n’est plus en phase avec les aspirations de la société. Considérant que tout le monde, professionnel comme particulier, a le droit aujourd’hui d’accéder directement à l’énergie décarbonée dont il a besoin, Dhooing propose de penser l’électron comme une ressource disponible à la demande de chaque acteur des territoires : industriel, collectivité, entreprise, établissement public, exploitant agricole, commerçant, artisan, citoyen… L’objectif est de faire en sorte que les projets de transition énergétique ne soient plus vécus comme des contraintes par les territoires mais définis sur mesure par et pour chacun de leurs acteurs fonction des besoins : maîtriser son empreinte carbone, se protéger des fluctuations du marché, se doter de capacités de stockage, produire de la chaleur, des gaz verts… Chaque solution personnalisée de décarbonation peut ainsi s’étudier sous l’angle de l’intérêt général et des bénéfices induits comme l’autoconsommation collective.
« L’îlot de décarbonation »
Avec l’ambition d’accélérer une transition inclusive, Dhooing privilégie un faire ensemble par la concertation ainsi que des stratégies de codéveloppement s’appuyant sur un écosystème circulaire d’énergie verte ouvert à l’innovation et à la participation : « l’îlot de décarbonation ». Le concept fait écho au nom Dhooing inspiré du mot « dhoo » qui signifie « île » aux Maldives. Pour les habitants de ce pays le plus fragilisé au monde par les émissions de gaz à effet de serre, la devise « Penser global, agir local » les met chaque jour au défi de l’accélération. La vision de « faire » la transition en « îlot de décarbonation » s’appuie sur la mise en action de projets alimentés par une énergie zéro carbone, 100 % locale et fière de l’être, ce que Dhooing appelle « faire la good énergie ».
Donner aux acteurs d’un même territoire les moyens de produire et consommer leur propre énergie, de s’impliquer dans la propriété d’actifs solaires et de gérer facilement leur consommation avec l’IA, sont des leviers de transformation puissants pour accélérer la transition énergétique tout en renforçant sa dimension sociétale. Ce modèle transversal est au cœur du plan stratégique de Dhooing dont les prochaines phases de développement mobilisent une réflexion active avec plusieurs partenaires techniques et financiers. Il est aussi fondateur de la raison d’être de Dhooing : démocratiser les bénéfices de la transition en libérant radicalement la chaîne de valeur de l’énergie.
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Encadré
Portraits Express des cofondateurs de Dhooing
Jean-Marc Fabius est présent dans le secteur des énergies renouvelables depuis 20 ans, d’abord en tant que fondateur et dirigeant du fabricant de trackers Exosun, puis développeur de grands projets solaires en Asie et en Amérique latine. En France, il a développé un portefeuille de 3 GW de projets agrivoltaïques avec la société GLHD qu’il a fondée en 2018.
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Jean-Michel Villiot évolue depuis une vingtaine d’années dans les EnR à des postes de management et de direction (SunPower-Tenesol, Groupe Carré, EDF EnR, Arcelor Mittal Exosun), dernièrement chez Amarenco Group où il a animé pendant 3 ans le département agrisolaire.
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Olivier Degos a occupé la fonction de Directeur de la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine pendant 5 ans. L’énergie transformée est le dénominateur durable de son parcours de 30 ans effectué à des postes de management et de direction chez Engie, à la Région Nouvelle-Aquitaine ou encore à la Caisse des Dépôts et Consignation.
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Thomas Fargeaudoux, ingénieur en Génie des systèmes industriels, est spécialisé en énergie et environnement avec plus de 15 ans d’expérience dans divers types de projets d’électricité décarbonée en France et à l’international (Veolia Environnement, Arcelor Mittal Exosun, GLHD). De 5 à 500 MW, la même rigueur appliquée au développement.
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Sylvain Mouche, issu de l’école d’ingénieurs des travaux agricoles de Bordeaux, a géré pendant 15 ans les enjeux d’aménagement et de transition d’une collectivité, mission complétée par 5 années en tant que responsable de l’innovation et des projets agricoles du spécialiste de l’agrivoltaïsme GLHD.
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Jérôme Bourgeois a plus de 30 ans d’expérience dans les médias et la communication. Il a développé une expertise particulière en matière de procédures diversifiées d’information et de concertation déployées pour les grands comptes de la transition (EDF, GLHD, RTE, SNCF, TISSEO, VERKOR…).

