La plus grande centrale PV (300 MWc) de France peu impactée par le terrible incendie de Gironde

La plus grande centrale solaire de France s’étale sur 258 hectares, au milieu des vastes cultures de pins des Landes. La parcelle qu’elle occupe était d’ailleurs une ancienne exploitation forestière ravagée au passage des tempêtes en 1999. Ces derniers jours, près d’un million de panneaux solaires orientés est-ouest doivent faire face à l’un des plus violents incendies de l’après-guerre en France.

Dès samedi 25 juillet, la centrale a été mise sous surveillance. « J’ai demandé à ce que l’on découple la centrale, le feu ayant parcouru quelques dizaines de mètres sous les panneaux dans la nuit de samedi à dimanche. Mais la centrale dont les OLD (Obligations Légales de Débroussaillement) ont été globalement bien réalisés a été, en capacité, d’arrêter le feu. La centrale a pu redémarrer dimanche » confirme Guillaume Decaen, Regional CEO France de Neoen.

En avance de phase, des agriculteurs locaux avaient bien arrosé les pourtours du site industriel pour retarder le feu. Ce sont des pompiers suisses débarqués de Genève qui sont intervenus in fine pour protéger les installations créant ce que l’on appelle un feu tactique, une technique qui consiste à allumer un feu secondaire pour priver l’incendie principal de combustible.

En ce début de semaine, la centrale a finalement joué son rôle de coupe-feu grâce à un entretien rigoureux d’une bande de végétations de 50 mètres autour des clôtures qui encerclent les tables photovoltaïques suivant la réglementation OLD.  A l’intérieur de la clôture et tout au long de l’année, l’entretien des sols est assuré par des troupeaux de moutons en partenariat avec un éleveur local. Les bêtes évoluent librement entre les rangées, où elles broutent les végétaux et permettent d’en limiter le foisonnement et la prolifération.

Il y a quelques mois de cela, la centrale de Cestas avait reçu la visite des pompiers de Cestas, en manœuvres dans le secteur. Sur le risque incendie, ils avaient jugé que « les parcs solaires ne sont pas des nids à feu, et ce, pour deux bonnes raisons : surveillance et maintenance ». Le tragique épisode girondin de juillet 2026 leur a donné raison.

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