À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement qui se tiendra le 5 juin prochain, Enerfip, plateforme européenne d’investissement responsable dédiée au financement de la transition énergétique, analyse les comportements d’investissement de ses utilisateurs selon leur lieu de résidence. Quand les conduites des urbains et des ruraux s’alignent !
Si les grandes métropoles concentrent logiquement le plus grand nombre d’investisseurs, les habitants des territoires ruraux affichent un engagement particulièrement fort lorsqu’il s’agit de soutenir concrètement des projets liés à la transition énergétique.
Une implication concrète des habitants dans le financement de la transition énergétique
Contrairement à certaines idées reçues, les territoires ne sont pas systématiquement opposés aux projets d’énergies renouvelables implantés à proximité de chez eux, en raison de potentielles nuisances visuelles ou sonores. Les données d’Enerfip montrent, bien au contraire, une implication concrète des habitants dans le financement de la transition énergétique. Cette adhésion repose néanmoins sur un élément clé : la pédagogie et l’accompagnement des parties prenantes tout au long du projet. Ainsi, d’après les analyses d’Enerfip, les habitants de Paris et des grandes villes de plus de 100 000 habitants représentent 23 640 investisseurs, contre 21 708 investisseurs dans les communes de moins de 50 000 habitants. Un écart finalement relativement limité, qui interroge : la transition énergétique mobilise-t-elle davantage les territoires que les centres urbains ?
Une forte mobilisation financière des territoires ruraux
Côté ticket moyen, les métropoles arrivent en tête avec 2 320 € investis en moyenne, contre 2 068 € dans les villes de moins de 50 000 habitants. Un différentiel presque inexistant qui démontre une forte mobilisation financière des territoires ruraux, malgré un pouvoir d’achat souvent plus contraint. L’idée selon laquelle les habitants des territoires disposent systématiquement d’un budget plus restreint ou d’un pouvoir d’achat plus limité apparaît ici largement nuancée : ces écarts de capacité financière ne semblent pas se traduire par un moindre engagement lorsqu’il s’agit de financer concrètement la transition énergétique. Les villes moyennes, quant à elles, décrochent avec un ticket moyen de 1 330 €.
Les territoires plus ruraux plébiscitent davantage les projets de production
Les choix d’investissement traduisent également des sensibilités territoriales distinctes.
Dans les grandes métropoles, les investisseurs privilégient :
- Les projets d’économie d’énergie
- Le mix énergétique
- Le solaire
- Le stockage
Dans les villes moyennes (50 000 à 100 000 habitants) :
- L’éolien
- Le mix énergétique
- Le solaire
- L’économie d’énergie
Dans les communes de moins de 50 000 habitants :
- Le mix énergétique
- L’éolien
- Le solaire
- L’économie d’énergie
Cette répartition semble refléter un rapport différent aux infrastructures énergétiques : là où les urbains soutiennent davantage l’optimisation énergétique, les territoires plus ruraux plébiscitent davantage les projets de production. “On oppose souvent France urbaine et France rurale sur les enjeux écologiques, avec l’idée reçue selon laquelle l’engagement serait avant tout porté par les grandes villes. Nos données racontent une réalité plus nuancée : les territoires participent, eux aussi, massivement au financement de la transition énergétique, avec des choix qui reflètent leur rapport concret à l’énergie et aux infrastructures”, commente Julien Hostache, cofondateur d’Enerfip.

