Interview: Antoine Huard : « Notre défi : transformer l’électricité renouvelable en molécules »

Antoine Huard, Cofondateur & Directeur Général de Verso Energy qui compte une soixantaine de collaborateurs, lance un plaidoyer pour les EnR à l’heure où de nombreuses incertitudes entravent leur développement en France. Avec à la clé un marché actuel plutôt morose ! Reste que pour Antoine Huard, les pouvoirs publics semblent désormais avoir pris la mesure de l’enjeu économique et de souveraineté que représente l’électrification. Mettre un frein à l’essor des EnR serait irresponsable… Questions-réponses avec un optimiste de volonté !

Plein Soleil : En tant qu’acteur majeur du renouvelable, comment analysez-vous le marché français actuel de l’électricité ?

Antoine Huard : On observe actuellement une transformation qui était prévisible. Nous sommes en train de muter d’un marché de développeur avec des contrats d’achat à long terme sur 20 ans passés avec l’Etat, à un marché d’énergéticiens. Nous sortons de modèles accusés d’être « rentiers » pour passer à des modèles de marché. Dans cette dynamique, de nombreux griefs qui ont été faits aux renouvelables sont obsolètes : leur coût exorbitant pour la collectivité, la recyclabilité des panneaux, les mauvaises ondes émises par les onduleurs… Les arguments fallacieux s’effondrent les uns après les autres.

« Arrêter les EnR, une erreur gravissime »

PS : Et pourtant, nombreux sont encore ceux qui les dénigrent et estiment que nous n’en avons plus besoin, que le parc est déjà suffisant.

AH : Plus besoin, l’avenir le dira. L’électricité c’est le pétrole du 21ème siècle. Notre défi collectif est de transformer notre électricité bas-carbone et renouvelable en intelligence – pour reprendre l’expression très parlante du CEO de Mistral Arthur Mensch –, mais aussi en mobilité avec l’essor des véhicules électriques, et en molécules vertes pour remplacer les molécules fossiles qui représentent encore 80% de notre mix énergétique. L’électricité peut être transformée en hydrogène pour remplacer le charbon et le gaz dans l’industrie sidérurgique, en e-SAF (Sustainable Aviation Fuels) pour remplacer le kérosène fossile dans l’aviation, ou encore en e-Méthanol ou e-Ammoniac pour le transport maritime. L’électricité va être au cœur de tout. Et certains disent qu’il faudrait arrêter le développement des EnR ? Ce serait un pari extrêmement aventureux, d’autant que l’on voit bien que les nouveaux EPR mettront du temps à sortir de terre.   

PS : Reste qu’actuellement, nous avons trop d’électricité en Europe avec une multiplication des périodes de prix négatifs dès le printemps venu. Cet argument des contempteurs des EnR ne tient pas ?

AH : Les prix négatifs sont au moins autant le reflet d’un manque d’exploitation des gisements de flexibilité, que de la situation actuelle de surcapacité. Je me répète, il serait particulièrement risqué de mettre le pied sur le frein. Mieux voir avoir des excédents temporaires qu’une pénurie future. Nous avons payé pour voir lors de la crise énergétique de 2022-2023. Au contraire, l’économie française s’oriente avec force vers l’électrification. Nous allons vers une grande transition, à l’instar du plan Messmer dans les années 70 avec le nucléaire. Nous allons y arriver.

« La France a la capacité de devenir le leader européen de l’électrification »

PS : Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté disait le philosophe Alain. Vous semblez avoir l’optimisme et la volonté d’y croire malgré le contexte ambiant marqué par des antagonismes politiques.

AH : Oui, nous sommes optimistes. Vous savez, nous Verso Energy, faisons partie de l’équipe de France de l’électrification, et le seul atout de la France aujourd’hui face aux pénuries et aux risques géopolitiques, c’est l’électrification à marche forcée. On ne peut pas tout arrêter maintenant en disant qu’avec 14 EPR tout ira bien. C’est un leurre. Il serait d’ailleurs irresponsable de mettre un frein à quelque filière électrique que ce soit, le nucléaire, le solaire, l’éolien, le stockage ou les systèmes de flexibilité. Quant aux antagonismes politiques, je pense honnêtement que le sujet de l’électrification est désormais transpartisan. L’électricité est devenue essentielle, elle est au cœur des enjeux de l’économie et de la souveraineté du pays. La plupart des partis l’ont intégrée.

PS : Les EnR ne sont donc plus un truc d’écolos ?       

AH : Les EnR ont souvent été instrumentalisées et associées à l’écologie politique, ce qui leur a porté préjudice par le passé – dans des débats par ailleurs souvent consternants. Aujourd’hui, si les Chinois installent plus de 600 GW de solaire par an, ce n’est pas par conviction écolo. Les EnR ont gagné la partie, elles sont devenues compétitives et sont une chance dans la course à l’électrification que se livrent les principales économies du globe. En 2025, la croissance mondiale de la consommation d’électricité dans le monde a été intégralement satisfaite par le déploiement des nouvelles capacités renouvelables. Certes, en France la filière a connu des jours meilleurs, mais elle a su se relever de difficultés autrement plus ardues. Au-delà des défis conjoncturels du moment, les perspectives pour la demande d’électricité n’ont jamais été aussi solides. Certains scénarios de RTE qui étaient considérés optimistes par certains, apparaissent désormais comme réalistes : la crise du détroit d’Ormuz a dopé l’adoption des véhicules électriques, les canicules accélèrent les ventes de PAC réversibles et de climatiseurs… Face à ces défis multiples, notre pays aura besoin des EnR. Et si les bonnes décisions sont prises aujourd’hui, la France a tous les atouts pour devenir le leader européen de l’électrification.

« Il faut être lucide sur le fait que les appels d’offres ne seront pas éternels »

PS : Du côté de Verso Energy, où en est votre activité solaire ?

AH : Nous disposons d’un parc de centrales solaires au sol en opérations ou en construction totalisant une puissance cumulée de près de 100 MW et nous accélérons sur le stockage avec la mise en service d’une centrale hybride fin juillet. Nous poursuivons notre développement – cela dit les incertitudes sur le cadre réglementaire nous interpellent. Il faut être lucide sur le fait que les appels d’offres ne seront pas éternels, mais l’absence de visibilité actuelle est très dommageable. Il revient à l’Etat de jouer son rôle en fixant un cadre clair, ce qui n’est pas nécessairement synonyme de coûts pour les finances publiques. Pour l’heure, le calendrier des appels d’offres s’arrête cet été, même si la ministre déléguée Maud Brégeon vient de faire des promesses pour cet automne et pour début d’année 2027. Nous verrons bien mais une chose est sûre, cela ne remet en rien en cause nos convictions sur l’avenir des EnR ni notre ambition. Nous sommes une entreprise intégrée de l’électron jusqu’à la molécule : nos coûts de production d’hydrogène et d’e-SAF dépendent à 70% du prix de l’électricité – et nos futures usines en consommeront beaucoup, offrant un débouché naturel à nos projets EnR.    

PS : Justement, où en sont vos projets de fabrication d’hydrogène et d’e-SAF via l’électricité verte ?

AH : CarlHYng, notre première usine implantée à Carling en Moselle, devrait entrer en construction au premier trimestre 2027 pour un investissement de l’ordre de 130 millions d’euros. Nous avons signé un contrat ferme de long terme (10 ans) pour fournir de l’hydrogène renouvelable au sidérurgiste allemand SHS, un client très solide dont l’histoire remonte au XVIème siècle mais n’en fait pas moins partie des pionniers ouvrant la voie à la production d’acier vert à grande échelle. A notre connaissance, ce contrat d’offtake est une première en Europe. Une telle usine comporte des électrolyseurs qui produisent de l’hydrogène, mais sont aussi des leviers de flexibilité, car ils sont pilotables et peuvent notamment s’effacer pendant les périodes de pointe.

« Quand je vous dis que nous allons avoir besoin d’électricité verte à l’avenir… »

PS : Quid de la production d’e-SAF ?        

AH : S’agissant du carburant de synthèse à destination de l’aéronautique, nous portons le projetDEZiR (Décarbonation en Seine-Eure et sur la Zone industrielle de Rouen) en Normandie dont la mise en service est prévue en 2030 pour un investissement de 1,5 milliards d’euros. L’ingénierie a été confiée au groupe Technip Energies, qui a également pris une participation dans le projet. Cette première usine constitue un standard que nous aurons vocation à répliquer sur trois autres projets similaires en France, ce qui sera un facteur important de baisse des coûts. Chacune de ces usines consommera un volume de 3 TWh par an.  Quand je vous dis que nous allons avoir besoin d’électricité verte à l’avenir…

PS : Un dernier mot de votre démonstrateur agrivoltaïque d’Outarville dont vous venez de présenter le bilan d’exploitation de la première année ?

 

AH : Un an après la mise en service de notre centrale agrivoltaïque pilote (600 kWc) « Pépite de Beauce » à Outarville, nous avons récemment pu partager les premiers retours d’expérience de cette installation expérimentale sur trackers. Résultat sans appel : les cultures, l’orge en l’occurrence, poussent aussi bien sous les panneaux qu’en plein champ, accusant simplement un décalage de maturité de deux semaines. Point important, sous la canicule actuelle, les cultures souffrent beaucoup moins avec des températures qui peuvent être inférieures de 6°C sous les panneaux. Quand on ajoute les autres bénéfices constatés – protection contre la grêle et le gel, réduction des besoins d’irrigation – ce retour d’expérience se révèle très positif. Nous allons tester avec d’autres cultures et différents modes de pilotage des trackers pour monter en compétence. De quoi optimiser notre pipeline agrivoltaïque en développement !      

Interview

Antoine Huard : « Notre défi : transformer l’électricité renouvelable en molécules »

Antoine Huard, Cofondateur & Directeur Général de Verso Energy qui compte une soixantaine de collaborateurs, lance un plaidoyer pour les EnR à l’heure où de nombreuses incertitudes entravent leur développement en France. Avec à la clé un marché actuel plutôt morose ! Reste que pour Antoine Huard, les pouvoirs publics semblent désormais avoir pris la mesure de l’enjeu économique et de souveraineté que représente l’électrification. Mettre un frein à l’essor des EnR serait irresponsable… Questions-réponses avec un optimiste de volonté !

Plein Soleil : En tant qu’acteur majeur du renouvelable, comment analysez-vous le marché français actuel de l’électricité ?

Antoine Huard : On observe actuellement une transformation qui était prévisible. Nous sommes en train de muter d’un marché de développeur avec des contrats d’achat à long terme sur 20 ans passés avec l’Etat, à un marché d’énergéticiens. Nous sortons de modèles accusés d’être « rentiers » pour passer à des modèles de marché. Dans cette dynamique, de nombreux griefs qui ont été faits aux renouvelables sont obsolètes : leur coût exorbitant pour la collectivité, la recyclabilité des panneaux, les mauvaises ondes émises par les onduleurs… Les arguments fallacieux s’effondrent les uns après les autres.

« Arrêter les EnR, une erreur gravissime »

PS : Et pourtant, nombreux sont encore ceux qui les dénigrent et estiment que nous n’en avons plus besoin, que le parc est déjà suffisant.

AH : Plus besoin, l’avenir le dira. L’électricité c’est le pétrole du 21ème siècle. Notre défi collectif est de transformer notre électricité bas-carbone et renouvelable en intelligence – pour reprendre l’expression très parlante du CEO de Mistral Arthur Mensch –, mais aussi en mobilité avec l’essor des véhicules électriques, et en molécules vertes pour remplacer les molécules fossiles qui représentent encore 80% de notre mix énergétique. L’électricité peut être transformée en hydrogène pour remplacer le charbon et le gaz dans l’industrie sidérurgique, en e-SAF (Sustainable Aviation Fuels) pour remplacer le kérosène fossile dans l’aviation, ou encore en e-Méthanol ou e-Ammoniac pour le transport maritime. L’électricité va être au cœur de tout. Et certains disent qu’il faudrait arrêter le développement des EnR ? Ce serait un pari extrêmement aventureux, d’autant que l’on voit bien que les nouveaux EPR mettront du temps à sortir de terre.   

PS : Reste qu’actuellement, nous avons trop d’électricité en Europe avec une multiplication des périodes de prix négatifs dès le printemps venu. Cet argument des contempteurs des EnR ne tient pas ?

AH : Les prix négatifs sont au moins autant le reflet d’un manque d’exploitation des gisements de flexibilité, que de la situation actuelle de surcapacité. Je me répète, il serait particulièrement risqué de mettre le pied sur le frein. Mieux voir avoir des excédents temporaires qu’une pénurie future. Nous avons payé pour voir lors de la crise énergétique de 2022-2023[AH1] . Au contraire, l’économie française s’oriente avec force vers l’électrification. Nous allons vers une grande transition, à l’instar du plan Messmer dans les années 70 avec le nucléaire. Nous allons y arriver.

« La France a la capacité de devenir le leader européen de l’électrification »

PS : Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté disait le philosophe Alain. Vous semblez avoir l’optimisme et la volonté d’y croire malgré le contexte ambiant marqué par des antagonismes politiques.

AH : Oui, nous sommes optimistes. Vous savez, nous Verso Energy, faisons partie de l’équipe de France de l’électrification, et le seul atout de la France aujourd’hui face aux pénuries et aux risques géopolitiques, c’est l’électrification à marche forcée. On ne peut pas tout arrêter maintenant en disant qu’avec 14 EPR tout ira bien. C’est un leurre. Il serait d’ailleurs irresponsable de mettre un frein à quelque filière électrique que ce soit, le nucléaire, le solaire, l’éolien, le stockage ou les systèmes de flexibilité. Quant aux antagonismes politiques, je pense honnêtement que le sujet de l’électrification est désormais transpartisan. L’électricité est devenue essentielle, elle est au cœur des enjeux de l’économie et de la souveraineté du pays. La plupart des partis l’ont intégrée.

PS : Les EnR ne sont donc plus un truc d’écolos ?       

AH : Les EnR ont souvent été instrumentalisées et associées à l’écologie politique, ce qui leur a porté préjudice par le passé – dans des débats par ailleurs souvent consternants. Aujourd’hui, si les Chinois installent plus de 600 GW de solaire par an, ce n’est pas par conviction écolo. Les EnR ont gagné la partie, elles sont devenues compétitives et sont une chance dans la course à l’électrification que se livrent les principales économies du globe. En 2025, la croissance mondiale de la consommation d’électricité dans le monde a été intégralement satisfaite par le déploiement des nouvelles capacités renouvelables. Certes, en France la filière a connu des jours meilleurs, mais elle a su se relever de difficultés autrement plus ardues. Au-delà des défis conjoncturels du moment, les perspectives pour la demande d’électricité n’ont jamais été aussi solides. Certains scénarios de RTE qui étaient considérés optimistes par certains, apparaissent désormais comme réalistes : la crise du détroit d’Ormuz a dopé l’adoption des véhicules électriques, les canicules accélèrent les ventes de PAC réversibles et de climatiseurs… Face à ces défis multiples, notre pays aura besoin des EnR. Et si les bonnes décisions sont prises aujourd’hui, la France a tous les atouts pour devenir le leader européen de l’électrification.

« Il faut être lucide sur le fait que les appels d’offres ne seront pas éternels »

PS : Du côté de Verso Energy, où en est votre activité solaire ?

AH : Nous disposons d’un parc de centrales solaires au sol en opérations ou en construction totalisant une puissance cumulée de près de 100 MW et nous accélérons sur le stockage avec la mise en service d’une centrale hybride fin juillet. Nous poursuivons notre développement – cela dit les incertitudes sur le cadre réglementaire nous interpellent. Il faut être lucide sur le fait que les appels d’offres ne seront pas éternels, mais l’absence de visibilité actuelle est très dommageable. Il revient à l’Etat de jouer son rôle en fixant un cadre clair, ce qui n’est pas nécessairement synonyme de coûts pour les finances publiques. Pour l’heure, le calendrier des appels d’offres s’arrête cet été, même si la ministre déléguée Maud Brégeon vient de faire des promesses pour cet automne et pour début d’année 2027. Nous verrons bien mais une chose est sûre, cela ne remet en rien en cause nos convictions sur l’avenir des EnR ni notre ambition. Nous sommes une entreprise intégrée de l’électron jusqu’à la molécule : nos coûts de production d’hydrogène et d’e-SAF dépendent à 70% du prix de l’électricité – et nos futures usines en consommeront beaucoup, offrant un débouché naturel à nos projets EnR.    

PS : Justement, où en sont vos projets de fabrication d’hydrogène et d’e-SAF via l’électricité verte ?

AH : CarlHYng, notre première usine implantée à Carling en Moselle, devrait entrer en construction au premier trimestre 2027 pour un investissement de l’ordre de 130 millions d’euros. Nous avons signé un contrat ferme de long terme (10 ans) pour fournir de l’hydrogène renouvelable au sidérurgiste allemand SHS, un client très solide dont l’histoire remonte au XVIème siècle mais n’en fait pas moins partie des pionniers ouvrant la voie à la production d’acier vert à grande échelle. A notre connaissance, ce contrat d’offtake est une première en Europe. Une telle usine comporte des électrolyseurs qui produisent de l’hydrogène, mais sont aussi des leviers de flexibilité, car ils sont pilotables et peuvent notamment s’effacer pendant les périodes de pointe.

« Quand je vous dis que nous allons avoir besoin d’électricité verte à l’avenir… »

PS : Quid de la production d’e-SAF ?        

AH : S’agissant du carburant de synthèse à destination de l’aéronautique, nous portons le projet DEZiR (Décarbonation en Seine-Eure et sur la Zone industrielle de Rouen) en Normandie dont la mise en service est prévue en 2030 pour un investissement de 1,5 milliards d’euros. L’ingénierie a été confiée au groupe Technip Energies, qui a également pris une participation dans le projet. Cette première usine constitue un standard que nous aurons vocation à répliquer sur trois autres projets similaires en France, ce qui sera un facteur important de baisse des coûts. Chacune de ces usines consommera un volume de 3 TWh par an.  Quand je vous dis que nous allons avoir besoin d’électricité verte à l’avenir…

PS : Un dernier mot de votre démonstrateur agrivoltaïque d’Outarville dont vous venez de présenter le bilan d’exploitation de la première année ?

AH : Un an après la mise en service de notre centrale agrivoltaïque pilote (600 kWc) « Pépite de Beauce » à Outarville, nous avons récemment pu partager les premiers retours d’expérience de cette installation expérimentale sur trackers. Résultat sans appel : les cultures, l’orge en l’occurrence, poussent aussi bien sous les panneaux qu’en plein champ, accusant simplement un décalage de maturité de deux semaines. Point important, sous la canicule actuelle, les cultures souffrent beaucoup moins avec des températures qui peuvent être inférieures de 6°C sous les panneaux. Quand on ajoute les autres bénéfices constatés – protection contre la grêle et le gel, réduction des besoins d’irrigation – ce retour d’expérience se révèle très positif. Nous allons tester avec d’autres cultures et différents modes de pilotage des trackers pour monter en compétence. De quoi optimiser notre pipeline agrivoltaïque en développement !      


 [AH1]Je préfère parler de crise énergétique de 2022 plutôt que de crise du conflit ukrainien car elle avait de multiples causes et en France la principale cause était la corrosion sous contrainte

 

Cet article est publié dans Actualités. Ajouter aux favoris.

Les commentaires sont fermés