La fin de campagne électorale de Christian Estrosi à Nice se concentre sur l’écologie et plus précisément le solaire. Le toujours maire de Nice a présenté son plan « Gran Soulèu d’Or », destiné à faire de Nice une ville solaire. Le maire sortant veut en faire un marqueur politique majeur, défendant une transition énergétique locale qu’il oppose à un « retour en arrière », version Eric Ciotti. Histoire aussi de glaner quelques voix auprès de l’électorat de Juliette Chesnel-Le Roux, la candidate Les Ecologistes qui se maintient pour ce second tour crucial. Ne serait-pas un peu tard monsieur le maire ?
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Mais pourquoi diable n’y avait-il pas pensé avant ? Faire de Nice, baie des Anges baignée du soleil de la Méditerranée, une ville solaire ! Une politique solaire volontariste aurait dû être un pilier de la gestion municipale de Christian Estrosi depuis des lustres. Et voilà que cette idée surgit le 19 mars 2026, dans l’entre-deux tours très tendu des élections municipales, sous pression de l’UDR d’extrême-droite Eric Ciotti et pour grignoter quelques voix écolos. Comme un dernier recours avant la chute ? Christian Estroisi a beau argué la flambée des prix de l’énergie, personne n’est dupe. Vous avez dit opportunisme ?  Le plan baptisé « Gran Soulèu d’Or » est destiné à accélérer le développement de l’énergie solaire sur le territoire. Il était temps ! Objectif : produire localement une électricité moins coûteuse et renforcer l’indépendance énergétique des Niçois. Avec près de 2 800 heures de soleil par an selon Christian Estrosi, Nice dispose d’un potentiel important. « Nous sommes assis sur une mine de soleil », a confié Christian Estrosi lors de son discours au AnimaNice Maioun dou Rai. Christian Estrosi en pince subitement pour le solaire. Il annonce ainsi vouloir équiper les bâtiments publics.
Le solaire de l’espoir
Plus de 1 000 infrastructures municipales pourraient être concernées, pour un potentiel estimé à  60 000 m² de panneaux, soit l’équivalent de la consommation de 5 000 foyers. Il souhaite aussi développer l’autoconsommation collective. « C’est le circuit court du solaire », a résumé le maire, mettant en avant un modèle permettant de réduire les coûts en limitant les intermédiaires. Christian Estrosi a également insisté sur le développement d’une régie municipale solaire comme levier pour réduire le coût de l’énergie et améliorer le pouvoir d’achat des habitants. En campagne politique, le maire a mis en avant un projet qu’il affirme construit avec « des écologistes authentiques, partageant selon lui les mêmes valeurs républicaines. » Les Ecologistes de la liste de Juliette Chesnel-Le Roux qui n’ont cessé de mettre les renouvelables en avant apprécieront … Et oui, le solaire territorial et le solaire en ACC sont de véritables outils de démocratie locale, créateurs de liens, d’emplois non délocalisables, sources d’économies d’énergie pour les citoyens et respectueux de la planète. Pour Christian Estrosi, dernier baroud, autour du solaire de l’espoir…

