Alors que le prix du Gaz a augmenté de 50% ces dernières heures, les prix de l’énergie ne cessent d’augmenter, la question de la souveraineté énergétique française revient au premier plan. Réactions d’Ensol et de la SunTech !
Ensol est accompagné par des personnalités de référence du monde de l’énergie, telles que Sébastien Loux, ancien Directeur Général de Total Direct Énergie et administrateur au sein de plusieurs acteurs clés du secteur, et Fabien Choné, président de FABELSI et co‑fondateur de Direct Energie, reconnu pour son expertise sur les mécanismes d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH). Leur engagement commun met en lumière un enjeu avant tout stratégique et économique : limiter la vulnérabilité de la France aux chocs extérieurs en diversifiant ses sources d’énergie et en renforçant sa production bas carbone.
Les tensions au Moyen-Orient ravivent un risque majeur pour l’équilibre énergétique mondial. L’Iran détient environ 17 % des réserves mondiales de gaz et près de 10 % des réserves mondiales de pétrole¹, et la région du détroit d’Ormuz concentre près de 20 % du pétrole échangé dans le monde², et 30% des échanges de gaz. Ces tensions rappellent la forte sensibilité des marchés mondiaux à toute perturbation dans les zones de production et de transit des hydrocarbures. À chaque épisode de tension, les marchés réagissent rapidement, créant un risque de volatilité des prix qui finit par impacter les consommateurs. Ensol et La SunTech réaffirment ainsi leur volonté de contribuer, aux côtés des acteurs publics et privés du secteur, à une trajectoire énergétique plus robuste : développement des énergies renouvelables, optimisation des consommations, meilleure intégration des nouvelles technologies et accompagnement des territoires et des entreprises dans la durée. L’enjeu est de bâtir un système plus stable, accessible et durable pour les ménages comme pour les organisations. « Nous avons déjà vécu ce type de choc. Lorsqu’un grand acteur énergétique est touché par un conflit, les prix réagissent instantanément. Les ménages européens en subissent ensuite les conséquences. Cela nous rappelle l’urgence de faire notre transition énergétique pour notre souveraineté, ne pas dépendre d’acteurs extérieurs et d’événements géopolitiques pour décider de notre destin. 60 % de l’énergie consommée en France reste des énergies fossiles importées d’autres acteurs. », déclare Paul de Préville, cofondateur de La SunTech et d’Ensol.
2022 : un précédent aux conséquences durables
Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le prix du gaz européen (TTF) a dépassé 300 €/MWh en août 2022, contre environ 20–30 €/MWh en moyenne avant crise³. Les prix du pétrole ont augmenté d’environ 40 % dans les semaines suivant l’invasion⁴. Avant la guerre, la Russie représentait environ 40 % des importations de gaz de l’Union européenne⁵. Cette envolée a provoqué une explosion des prix de gros de l’électricité en Europe, en raison du mécanisme de marché où les centrales à gaz déterminent souvent le prix marginal⁶. En France, malgré un parc nucléaire important, l’État a dû mettre en place un bouclier tarifaire. Selon la Commission de régulation de l’énergie, sans ce mécanisme, les tarifs réglementés auraient augmenté de plus de 100 % en 2023⁷. L’inflation française a atteint 6,3 % en février 2023⁸, tirée en grande partie par la hausse des prix énergétiques.
Un risque structurel : la dépendance aux énergies fossiles importées
La situation actuelle montre une réalité constante : la dépendance au gaz et au pétrole importés expose les économies européennes à une volatilité immédiate en cas de crise géopolitique. « Tant que le gaz reste une énergie marginale déterminante pour le prix de l’électricité en Europe, chaque tension internationale majeure peut se traduire par une hausse des factures », explique Jean Bastin, expert énergie chez Ensol. La réponse : un mix énergétique souverain et résilient. Les crises successives confirment quatre points structurants. La souveraineté énergétique est désormais un enjeu stratégique majeur. Le nucléaire amortit les chocs internationaux, car son coût est peu dépendant des marchés fossiles. Les énergies renouvelables stabilisent les coûts dans le temps, en s’appuyant sur des ressources locales. La dépendance au gaz expose à une volatilité mondiale difficilement maîtrisable. Le développement du solaire résidentiel permet aux ménages de réduire leur exposition aux fluctuations internationales et de sécuriser une partie de leur production d’électricité. « L’autoconsommation solaire n’est plus seulement un choix environnemental. C’est un outil de résilience économique pour les foyers français », souligne Paul de Préville.
SOURCES 1. International Energy Agency (IEA), Iran Energy Profile, 2023. 2. U.S. Energy Information Administration (EIA), World Oil Transit Chokepoints, Strait of Hormuz data. 3. ICE Endex / TTF Gas Historical Data, pic août 2022. 4. Banque centrale européenne (BCE), Economic Bulletin, Issue 4/2022. 5. Eurostat, EU imports of energy products – Russia dependency, 2021 data. 6. ACER, Assessment of the EU Wholesale Electricity Market Design, 2022. 7. Commission de régulation de l’énergie (CRE), délibérations tarifaires 2023. 8. INSEE, Indice des prix à la consommation, février 2023.

