Tribune/Faites entrer la transition énergétique dans votre foyer par Jonathan Laloum, Directeur Commercial FHE

En 2012, le candidat à la présidentielle François Hollande faisait la promesse de réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité française d’ici à 2025. Pourtant, un an avant les prochaines élections, « la transition énergétique pour la croissance verte », annoncée comme « l’un des textes les plus importants du quinquennat », a encore bien du mal à prendre son essor. Malgré l’annonce de Ségolène Royale concernant la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) « au plus tard le 1er juillet », les sceptiques restent nombreux face à l’éternisation et l’ambiguïté des négociations avec EDF concernant la fermeture des centrales.

Pendant ce temps, l’énergie nucléaire reste majoritaire sur le réseau français et continue d’impacter cruellement l’environnement et la facture des contribuables. Pour défendre leur planète autant que leurs économies, il est donc dans l’intérêt des consommateurs de devenir rapidement des acteurs décisifs de la transition énergétique. Outre l’idéologie écologiste, c’est aujourd’hui agir en chef de famille responsable que de penser dès à présent à la gestion de sa consommation d’énergie.

Le nucléaire, un produit de luxe

Avant même de se répercuter sur le budget des usagers, l’énergie nucléaire coûte cher à notre environnement. Les centrales nucléaires génèrent des déchets dont la radioactivité reste effective pendant 30 à 100 000 ans. Bien qu’isolés de l’Homme par des centres de stockage à plusieurs mètres sous terre, ces déchets impactent cruellement les sols et la flore alentour, provoquant mutations et morts.

Le transport de cette électricité, de la centrale à l’usager, représente aussi un problème de taille. D’abord parce qu’il entraîne des coûts d’entretien du réseau considérables qui se répercutent directement sur la facture des consommateurs. D’autre part parce que les structures mal adaptées entraînent des pertes conséquentes provoquées par l’effet joule. Ainsi, une ligne très haute tension perd environ 50% de son énergie tous les 1500 kilomètres. C’est donc en moyenne 2,58 kWh qui doivent être produits pour 1kWh utilisable, un gâchis considérable qui fait sensiblement grimper la facture des usagers.

Première étape, la rénovation

L’énergie la plus économique comme la plus écologique reste celle que nous n’utilisons pas. La première étape de la transition énergétique pour le foyer réside donc dans la diminution de sa consommation globale. Pour cela, la rénovation du bâtiment et de ses équipements représente une base incontournable. Mais le coût de la rénovation complète d’une habitation évolue entre 20 000 et 60 000 euros : un investissement considérable que tous les foyers ne peuvent pas s’autoriser.

Aujourd’hui, de nombreuses solutions permettent aux particuliers de mettre en place une rénovation énergétique sur mesure selon leurs besoins et leurs ressources financières. D’une part, les possibilités d’actions sont nombreuses et permettent de procéder étape par étape : augmenter l’isolation, choisir un éclairage à économie d’énergie, innover son moyen de chauffage, etc. D’autre part, des sociétés spécialisées dans le financement de la rénovation énergétique de l’habitat permettent aujourd’hui de mensualiser son investissement. Certains de ses organismes sont même uniquement dédiés aux particuliers disposant de faibles revenus, mettant la transition énergétique à la portée de toutes les bourses. De plus, l’investissement dans les solutions de développement durable est encouragé par l’Etat par le biais d’un crédit d’impôt.

Le photovoltaïque, sésame de l’émancipation nucléaire

La rénovation de l’habitat est donc la première étape essentielle à la transition énergétique du foyer. Associée à une solution de production d’énergie renouvelable, elle peut donner lieu à des « maisons à énergie positive » qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment. La production d’énergie éolienne ou hydraulique implique de grandes contraintes et est difficile à standardiser, c’est pourquoi elle reste aujourd’hui inadaptée aux maisons individuelles. A l’inverse, l’installation de panneaux photovoltaïques n’exige qu’une surface plane, dégagée et bien orientée, faisant de cette énergie la plus accessible au grand public.
Aisément généralisable, le photovoltaïque est aussi l’énergie la plus rentable à ce jour. Correctement stockée ou utilisée proportionnellement à sa production, elle permet d’éliminer les pertes dues au transport et réduit ainsi les coûts d’entretien du réseau. Par ailleurs, si l’on considère le prix d’une installation photovoltaïque ramenée sur une durée de vie moyenne de 25 ans, la facture mensuelle est considérablement inférieure à celle des utilisateurs d’énergie nucléaire.

La domotique assure l’intelligence et le confort

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (AEME) souligne le fait que l’adoption de meilleurs réflexes (ne pas laisser d’appareil en veille, éteindre son chauffage durant son absence, etc.) peut offrir jusqu’à 30% d’économie d’énergie sans nécessiter de travaux. Mais ces bonnes habitudes, aussi simples qu’elles puissent paraître, peuvent être considérées comme contraignantes et sont difficiles à conserver sur le long terme.

Grâce à la domotique, les particuliers ont désormais la possibilité de contrôler leur consommation énergétique en temps réel et de l’améliorer rapidement et durablement. La programmation en quelques clics de l’automatisation des gestes éco-responsables sus-cités offre une optimisation parfaite des vecteurs énergétiques sans nécessiter l’intervention permanente de ses occupants, préservant ainsi leur confort. Installée dans une maison correctement rénovée et associée à une installation photovoltaïque, la domotique représente donc la solution de gestion des énergies du foyer la plus optimale et la moins astreignante.

Au vu des solutions mises aujourd’hui à disposition des particuliers, agir au profit de la transition énergétique pour la croissance verte est désormais accessible à tous. Chacun peut désormais optimiser la consommation énergétique de son foyer à moindre coût et à moindre effort : une mesure nécessaire au vu de l’avenir qui se dessine pour le nucléaire. Sans rénovation ni production d’énergie renouvelable, de nombreux foyers pourraient se retrouver en précarité énergétique d’ici 2025, dans l’incapacité de régler la facture du nucléaire.

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