Alors que la transition énergétique s’accélère, la France dispose d’atouts uniques pour prendre la tête de la révolution « électrotech ». Pouvoir d’achat, souveraineté, impératif climatique : le livre blanc publié ce jour par Octopus Energy France, s’appuyant sur les travaux indépendants menés avec le cabinet Compass Lexecon, démontre que la bascule vers l’électrification et les gains liés à la production des énergies renouvelables permettrait d’économiser jusqu’à 6,7 milliards d’euros par an d’ici 2030, sans surcoût pour les finances publiques – soit minimum 60 milliards en une décennie. En période de crise, le gain est démultiplié, le seul pilotage de consommation permettrait de rapporter 12 milliards d’euros par an.
« Les atouts de départ de la France sont considérables : un mix électrique largement décarboné offrant une énergie abondante, un potentiel renouvelable diversifié, et un réseau solide. Nous avons les moyens de devenir la première grande puissance électrique. Les équipements sont là et ils fonctionnent. Quant à l’argent nécessaire, nous le brûlons déjà : chaque année, plus de 60 milliards d’euros partent à l’étranger dans l’achat de pétrole et de gaz fossiles importés – une dépense subie que l’électrification viendra remplacer, et non alourdir. Passer du combustible à l’électron, c’est mettre fin à une exposition géopolitique permanente et reprendre le contrôle. C’est tout cela l’objet du livre blanc que nous révélons aujourd’hui » explique Céline Stein, PDG d’Octopus Energy France.
Trois piliers pour débloquer tout le potentiel du système électrique
Le livre blanc d’Octopus Energy France publié ce jour identifie les gains économiques massifs et les leviers d’action à activer sur les trois maillons de la chaîne électrique :
1. Produire – un gain net de 2 milliards d’euros par an
Poursuivre le déploiement des énergies renouvelables d’ici 2030 apportera un bénéfice économique direct et net au consommateur français. Au-delà de l’impact sur les prix, les renouvelables agissent comme une assurance contre les crises : en 2022, leur absence aurait ainsi coûté 18 milliards d’euros supplémentaires aux consommateurs.
2. Consommer au bon moment – 1 à 3,3 milliards d’euros par an
La flexibilité de la demande constitue une véritable infrastructure invisible, faite de millions de gestes du quotidien comme la recharge nocturne d’une voiture électrique. Pour un ménage, la recharge pilotée d’un véhicule représente à elle seule, par exemple, environ 250 euros d’économie par an. A cela s’ajoute une baisse des prix de gros grâce au décalage des consommations, dont les gains peuvent aller jusqu’à 3,3Mds d’euros par an si le pilotage des usages était généralisé.
3. Acheminer – 650 millions à 1,3 milliard d’euros d’investissements économisés par an
Le réseau électrique étant dimensionné pour répondre aux pics de consommation, il fonctionne le reste du temps sous sa capacité maximale. En utilisant la fléxibilité pour lisser ces pointes, la France évitera des renforcements d’infrastructures physiques particulièrement coûteux.
À l’horizon 2030, la combinaison de la production d’électricité renouvelable et de la flexibilité pourrait ainsi offrir un potentiel d’économie de 3,7 à 6,7 milliards d’euros par an. Pour le ménage français moyen, cela représente une baisse de 5 % à 9 % sur sa facture annuelle (60 à 110 € TTC), un gain démultiplié pour les foyers chauffés à l’électricité ou équipés d’un véhicule électrique. Pour appuyer cette démonstration, Octopus Energy France publie 14 recommandations stratégiques, longuement développées dans le livre blanc :
Axe 1 : Produire pour concrétiser les gains et bâtir une assurance anti-crise
- Reco #1 – Faire de la production renouvelable un vecteur de performance nationale, pour concrétiser les 2 milliards d’euros par an de gains économiques nets apportés par les énergies renouvelables.
- Reco #2 – Transformer le surplus de production décarbonée en catalyseur d’électrification et en assurance.
- Reco #3 – Doter l’Etat d’une véritable gestion de risque de prix de l’énergie en transformant les contrats de soutien aux énergies renouvelables en actif stratégique au bénéfice des consommateurs.
- Reco #4 – Généraliser l’intéressement tarifaire des riverains, pour ancrer l’adhésion aux énergies renouvelables par le pouvoir d’achat.
Axe 2 : Consommer au bon moment : 1 à 3,3 milliards d’euros par an, sans dépense publique
- Reco #5 – Soutenir l’investissement des ménages dans le stockage résidentiel pilotable couplé au solaire.
- Reco #6 – Faire de la flexibilité un levier d’intégration des centres de données au réseau.
- Reco #7 – Faire de la pilotabilité et de l’interopérabilité un droit du consommateur.
- Reco #8 – Reconnaître la flexibilité de la demande comme une capacité du système, à parité avec la production.
- Reco #9 – Garantir à la flexibilité diffuse un accès effectif et équitable aux mécanismes de marché.
Axe 3 : Le réseau : jusqu’à 650 millions à 1,3 milliard d’euros par an d’investissements économisés
- Reco #10 : Mieux récompenser la valeur que l’usager crée pour le réseau.
- Reco #11 : Considérer la flexibilité locale comme une alternative de plein droit aux travaux d’infrastructures physiques.
- Reco #12 : Répondre aux besoins du réseau à moindre coût pour la collectivité, et le démontrer.
Axe 4 : La stabilité comme politique publique
- Reco #13 : Garantir l’avantage économique. de l’électrification, toutes taxes comprises, plutôt que de la subventionner
- Reco #14 : Protéger le consommateur des allégations trompeuses sur le coût de l’électrification.

