Les marchés européens de l’énergie viennent de franchir plusieurs seuils d’alerte. En quelques jours, la hausse des prix du gaz s’est brutalement transmise à l’électricité française, faisant ressurgir le risque d’un nouveau choc énergétique pour les entreprises à l’approche de l’hiver.
Sur la seule semaine écoulée, le contrat d’électricité français pour 2027 a gagné plus de 10 €/MWh et évolue désormais autour de 90 €/MWh. Il a progressé de près de 20 €/MWh depuis fin août. Plus spectaculaire encore, le prix spot français a atteint une moyenne hebdomadaire de 151,26 €/MWh, un niveau qui n’avait plus été observé depuis mars 2023.
Le gaz est au cÅ“ur de cette nouvelle flambée. Le TTF Month-Ahead européen a dépassé les 80 €/MWh et atteint 83,06 €/MWh jeudi, son plus haut niveau depuis décembre 2022. Cette accélération intervient alors que l’Europe aborde l’automne dans une situation particulièrement vulnérable : les stocks européens de gaz ne sont remplis qu’à  67,6 %, leur niveau le plus faible à cette période depuis le début des relevés en 2011. Dans le même temps, les tensions géopolitiques continuent de peser sur les approvisionnements.
Pourquoi la situation devient-elle urgente pour les entreprises françaises ?
Parce que la hausse du gaz se transmet désormais directement au prix de l’électricité. La disponibilité réduite du parc nucléaire français limite actuellement sa capacité à jouer son rôle d’amortisseur : lorsque le nucléaire ne suffit plus à couvrir les besoins, les centrales à gaz contribuent à fixer le prix marginal de l’électricité.
Le risque dépasse donc largement le seul secteur énergétique. Pour les entreprises fortement consommatrices, cette remontée brutale peut rapidement peser sur les coûts de production, les marges et les décisions d’investissement. La demande de gaz recule d’ailleurs déjà dans plusieurs secteurs industriels français, notamment le papier-carton, l’automobile et le verre. Pour contrer cette volatilité dirimante à une gestion apaisée des entreprises, l’autoconsomation solaire permet de fixer le prix de l’électricité pour 20 ans sur une grande part des consommations. Vraisemblablement, la solution la plus rapide à installer pour éviter une crise énergétique !

