Ce 29 septembre 2026 à midi, les abords de la préfecture de Montpellier ont été le cadre d’une mobilisation de salariés (ou ex-salariés) et de membres de l’inter-CSE qui réunit les CSE de plusieurs entreprises du renouvelable. Premier constat : la présence nombreuse de jeunes ingénieurs qui oeuvrent au sein de la filière (Arkolia, Abo Energy, Voltalia, Dev’EnR etc.) et qui montrent des signes d’amertume et de démotivation. Comme un sentiment de gâchis ! Ces jeunes gens, à l’instar de leurs dirigeants, sont remontés contre l’Etat, qui par sa politique d’atermoiements et d’incertitudes ainsi que le manque de visibilité concernant les appels d’offres, est en train de saper les bonnes volontés qui poussent les EnR dans le pays.
Les effets de la crise des EnR sont déjà très visibles au sein des PME du secteur avec le gel des embauches, pire avec une multiplication des PSE et une diminution drastique des effectifs. Il faut dire qu’outre la réglementation peu favorable, le signal politique d’une PPE soumise à clause de revoyure après les Présidentielles inquiètent beaucoup les investisseurs peu enclins à prendre des risques dans ce contexte. Pour les manifestants face à la préfecture héraultaise, l’acronyme PPE est ainsi détourné en « Plan de Perte d’Emploi ». L’heure est ainsi à la mobilisation pour infléchir les décisions du gouvernement alors même que ce dernier prône l’électrification de notre économie à marche forcée. Drôle de paradoxe après un été de canicule sur fond de réchauffement climatique !

