28 ans après sa dernière édition à Agen, le concours national de la Blonde d’Aquitaine fait son grand retour en Lot-et-Garonne du 4 au 6 septembre 2026. 140 éleveurs, 500 animaux, des participants venus de toute la France et de l’étranger : c’est dans ce contexte de retrouvailles pour la filière bovine que BâtiAgricole, la marque de Cancé dédiée aux bâtiments agricoles, sera présente pour échanger avec les éleveurs sur les défis concrets de leur exploitation. Alors solaires ou pas solaires les bâtiments ?
Le retour du National Blonde à Agen intervient dans un contexte difficile pour le monde agricole. Sécheresses à répétition, épisodes de grêle et de gel, températures extrêmes : le dérèglement climatique affecte directement la production. Certains élevages bovins voient leurs AOP menacées, faute de pouvoir garantir les temps de pâturage sur herbe fraîche exigés par les cahiers des charges. Pour les producteurs de fruits à coque, protéger les récoltes des aléas devient une priorité aussi urgente que la question énergétique. À cela s’ajoute notamment l’instabilité du marché photovoltaïque : avec 1 projet sur 5 seulement retenu lors de la dernière période PPE2 (CRE, juillet 2026), le modèle du bâtiment agricole financé par un projet solaire montre ses limites. Les exploitants ont besoin de construire mais ils ne peuvent plus conditionner cet investissement à l’obtention d’un contrat de revente d’énergie.
Le bâtiment agricole : protéger d’abord, produire ensuite
Face à ces réalités, BâtiAgricole défend une approche simple : le bâtiment d’abord, dimensionné pour son usage agricole c’est-à -dire abriter les animaux, stocker le fourrage, sécher les récoltes, garantir le bien-être des bêtes comme des équipes. 90 % des bâtiments BâtiAgricole sont PV Ready, à savoir déjà conçus pour accueillir des panneaux solaires, mais le photovoltaïque reste une option, pas une condition : l’exploitant garde la capacité d’y ajouter du solaire quand l’équation est favorable pour lui, sans renforcement coûteux de la structure.
L’autoconsommation : l’énergie là où elle est utile
Pour les élevages en particulier, l’autoconsommation photovoltaïque obéit à une logique imparable : quand les animaux ont le plus besoin de ventilation et de rafraîchissement, lors des pics de chaleur, la production solaire est elle aussi à son maximum. L’énergie produite est consommée sur place, au moment exact où elle est nécessaire. Pour certains élevages, l’installation peut s’autofinancer en quelques années grâce aux économies sur la facture électrique, sans dépendance aux aléas des appels d’offres. Et pour ceux qui produisent au-delà de leurs besoins, l’autoconsommation collective permet de valoriser l’excédent auprès des voisins : le circuit court de l’énergie, appliqué au territoire en proximité des exploitations agricoles.
« Chaque bâtiment compte »
Sur 400 000 exploitations agricoles françaises, 50 000 seulement sont aujourd’hui raccordées au photovoltaïque. Pour celles qui envisagent un nouveau bâtiment, intégrer cette dimension dès la conception coûte en moyenne 10 % de plus sur la structure mais évite une rénovation beaucoup plus coûteuse a posteriori. « Chaque bâtiment compte. Qu’il s’agisse d’un petit hangar ou d’une vaste stabulation, notre exigence reste la même : accompagner chaque client du croquis à la livraison, avec écoute, rigueur et respect des délais. Nous veillons surtout à maintenir une offre abordable, nous savons que c’est stratégique dans un contexte de marché très instable » explique Sophie Bourème, Directrice de BâtiAgricole.
BâtiAgricole sur le National Blonde d’Aquitaine
L’équipe BâtiAgricole sera présente sur les trois jours de l’événement pour rencontrer éleveurs, exploitants et partenaires de la filière. Un moment d’échange direct, au plus près des réalités de terrain, qui nourrit la nécessaire évolution du foncier agricole.

