Baisse de 42% d’émissions de gaz à effet de serre en Île-de-France depuis 2005

L’énergie structure profondément la trajectoire climatique de l’Île-de-France. Comprendre comment elle est produite, consommée et dans quelle mesure elle génère des émissions de gaz à effet de serre (GES) constitue un enjeu central pour piloter la transition régionale. Le ROSE, Réseau d’observation statistique de l’énergie et des GES, permet précisément cette lecture intégrée en mettant en cohérence les données de productions et consommations d’énergie et d’émissions de GES.

Réduction des consommations et émissions, accélération de la production locale d’énergie décarbonée

Les grandes tendances de cette édition attestent de la dynamique francilienne : les consommations d’énergie finale ont reculé de 26 % depuis 2005, malgré la croissance démographique et économique, baisse qui traduit tout à la fois une sobriété énergétique qui s’installe, l’efficacité énergétique des nouvelles chaudières gaz et des nouveaux moteurs de véhicules, le déclin du fioul en chauffage ou du gaz, et également l’arrêt de sites industriels. Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 42 % sur la même période, portées par cette décarbonation des usages. Côté production, la souveraineté énergétique régionale se renforce : les énergies renouvelables et de récupération représentent désormais 74 % de la production régionale, qui a progressé de 17 % depuis 2017.

Cette dynamique positive reste toutefois contrastée selon les secteurs et révèle plusieurs défis structurants pour atteindre la neutralité carbone.

A noter :

  • La consommation d’énergie a baissé de 26 % entre 2005 et 2023
  • La production de chaleur est l’énergie la plus représentée : 81 %, notamment grâce au développement des réseaux de chaleur.

  • Les énergies renouvelables et de récupération se développent : le solaire progresse, les géothermies connaissent une forte croissance et le TWh d’injection de biométhane est dépassé.

  • Les émissions de GES ont diminué de 42 % entre 2005 et 2023, principalement grâce à la réduction de l’usage des énergies fossiles.

  • Le transport routier est  le premier secteur émetteur, représentant environ un tiers des émissions régionales, malgré une baisse de 37 % de ses émissions depuis 2005.

  • Le secteur résidentiel a fortement réduit son impact climatique, avec des émissions divisées par deux grâce à la baisse de la consommation de gaz et de produits pétroliers pour le chauffage.
  • Le secteur tertiaire est le seul affichant une hausse de ses consommations énergétiques, notamment le gaz et l’électricité (dont une partie peut être attribuée à l’émergence de data centers).

Ces bons résultats invitent à accélérer la transition dans les secteurs les plus en retard, notamment le transport routier et le tertiaire, afin de construire un système énergétique plus sobre, résilient et décarboné.

Plus qu’un bilan, le tableau de bord est un instrument d’aide à l’action : situer son territoire dans la dynamique régionale et métropolitaine, comparer ses trajectoires, prioriser ses actions énergie-climat. Les données territorialisées complètes sont ainsi accessibles via Energif. 

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