Le réseau GECLER ambitionne de tripler le nombre de participants engagés dans les projets d’énergie citoyenne d’ici 2028

Le réseau Grand Est Citoyen et Local d’Énergies Renouvelables GECLER lance un appel à mobilisation dans le Grand Est pour accélérer le développement de l’énergie citoyenne. Alors que plus de 400 projets d’énergies renouvelables ont déjà vu le jour à l’échelle nationale depuis 2019, le réseau GECLER fixe un nouvel objectif à horizon 2028 : multiplier par trois le nombre de personnes impliquées et poursuivre le développement des projets déjà engagés. Une belle ambition !

 

Parce que l’énergie est l’affaire de tous, le réseau GECLER rappelle que chacun peut trouver sa place dans la transition énergétique locale, même sans expertise particulière, de l’investissement participatif à l’apport de compétences.

 

Remettre l’humain et les territoires au centre de la transition énergétique

 

Créé pour structurer les initiatives citoyennes d’énergies renouvelables en Grand Est, le réseau GECLER est animé par Alter Alsace Énergies, Lorraine Énergies Renouvelables (LER) et l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat des Ardennes (ALE 08), avec le soutien de Climaxion et financé par l’ADEME et la Région Grand Est. Le réseau GECLER accompagne le développement de l’énergie citoyenne proposant aux habitants, élus et acteurs locaux des conseils, des études et un suivi juridique et financier. De la sensibilisation à l’émergence de projets, il met à disposition des citoyens les ressources nécessaires pour créer, financer et piloter des installations renouvelables locales (solaire, éolien, biomasse, hydroélectricité, géothermie) avec notamment des formations spécifiques. Face aux projets d’énergies renouvelables classiques dont les retombées économiques bénéficient plus largement à des acteurs extérieurs au territoire, l’énergie citoyenne privilégie un modèle local, transparent et démocratique. Selon l’étude d’Energie Partagée publiée en 2019, 1 € investi dans un projet citoyen génère 2,50 € de retombées économiques pour le territoire. Ces retombées proviennent notamment des revenus liés à l’investissement citoyen et du recours à des prestataires locaux pour les études, l’installation ou la maintenance, auxquels s’ajoutent les recettes fiscales et les loyers perçus par les collectivités. « L’énergie n’est pas réservée à des spécialistes. C’est un bien commun dont nous avons tous besoin au quotidien. Nous avons aujourd’hui l’opportunité de décider collectivement de la manière dont nous la produisons, tout en faisant bénéficier directement nos territoires des retombées économiques. » explique Coline Lemaignan, responsable de l’animation du réseau GECLER.

 

Renouveler les collectifs et ouvrir la transition aux jeunes générations

 

Avec 58 collectifs citoyens, 29 projets en exploitation, 18 en développement, 12 en émergence et plus de 2 000 sociétaires dans le Grand Est, la dynamique est déjà bien engagée. Afin de tripler le nombre de participants d’ici 2028, le réseau GECLER souhaite diversifier ses membres et mobiliser davantage les jeunes générations. S’impliquer dans un projet d’énergie citoyenne, c’est l’occasion pour chacun de prendre part aux décisions qui façonnent la production d’énergie sur son territoire. En accueillant de nouveaux profils et en croisant les idées, les expériences et les points de vue, ces collectifs peuvent faire émerger de nouvelles dynamiques et construire des projets qui ressemblent davantage aux citoyens qu’ils rassemblent. L’implication au sein d’un collectif ne nécessite pas de compétences techniques préalables et s’adapte aux disponibilités de chacun :

 

  • Prendre part à la gouvernance et aux décisions ;
  • Contribuer au financement en plaçant une épargne éthique et utile ;
  • Apporter du temps ou des compétences (communication, administration, événementiel) ;
  • Participer ponctuellement aux actions de sensibilisation locale.

 

Pour les territoires qui ne disposent pas encore de collectif, le réseau peut également accompagner les premières réflexions et les différentes étapes nécessaires à l’émergence d’un projet.

 

Éolien, solaire, hydroélectricité : la preuve par l’exemple

 

L’énergie citoyenne peut prendre des formes très différentes selon les ressources et les acteurs d’un territoire. Le réseau GECLER accompagne ainsi des projets éoliens, photovoltaïques ou encore hydroélectriques, portés par des citoyens, des collectivités et des acteurs locaux. Partout en région Grand Est, des projets illustrent la diversité et la concrétisation de l’engagement citoyen. Un exemple avec les Centrales Villageoise du Pays de Saverne (67) et ses centrales photovoltaïques. Créée en 2017 par des citoyens, la société coopérative développe des installations photovoltaïques sur les toits de bâtiments publics du territoire. Aujourd’hui, ses 306 actionnaires participent au développement d’un parc qui totalise 603 kWc de puissance installée et a déjà produit plus de 1 700 MWh d’électricité. Depuis 2025, une partie de cette production est également consommée localement dans le cadre de deux boucles d’autoconsommation collective SOLEIL Citoyen. « La place du citoyen est fondamentale. C’est ce qui fait la force de notre démarche c’est que les habitants ne sont pas simplement consommateurs d’énergie, ils participent directement à la production et aux décisions. Avec les boucles d’autoconsommation SOLEIL Citoyen, cette énergie peut désormais être consommée directement sur notre territoire. Cela montre qu’en se mobilisant collectivement, on peut concrètement prendre part à la transition énergétique et développer des projets adaptés aux besoins locaux. » ajoute Paola Criqui, Présidente des Centrales Villageoises du Pays de Saverne.

 

 

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