La deuxième édition du baromètre du solaire donne aux installateurs les repères pour piloter leur activité. Analyse !
Un mois après une première édition largement téléchargée, Revolt.eco publie la deuxième édition de son « Baromètre du solaire », l’observatoire mensuel du photovoltaïque résidentiel français, consacrée cette fois au troisième trimestre 2026. Fondé sur les données réelles anonymisées de plus de 1 000 installateurs et de plus de 45 000 projets conçus et vendus dans sa solution Revolt Pro, il s’affirme comme un véritable outil de pilotage stratégique : chaque mois, les installateurs disposent de repères objectifs pour se situer face au marché et à leurs pairs, et ajuster leurs décisions. Cette édition intègre un sixième indicateur inédit : la proportion de projets avec ou sans pilotage énergétique (HEMS). En septembre, la première édition dressait un constat clair : le marché ne s’effondre pas, il se transforme. En suivant pour la première fois ces tendances dans la durée, cette deuxième édition le confirme : après un creux estival en août, l’activité repart nettement en septembre, et les installateurs n’ont jamais créé autant de projets. Mais elle révèle aussi un retournement à surveiller : les prix des installations repartent à la hausse.
Un outil de pilotage, pas une photographie ponctuelle
Là où la plupart des études de marché reposent sur des sondages ponctuels, le Baromètre du solaire s’appuie sur les données d’usage réelles de la plateforme Revolt Pro : plus de 1 000 installateurs actifs chaque mois et plus de 45 000 projets analysés partout en France. Sa force tient à sa régularité : publié chaque mois, il suit désormais six indicateurs d’une édition à l’autre :
1. Le prix moyen trimestriel des installations, par puissance et par segment d’équipement
2. Nouveau : La proportion de projets avec ou sans pilotage énergétique
3. La puissance moyenne mensuelle installée par région
4. Le nombre moyen de projets créés par installateur, par mois et par région
5. Le nombre moyen de projets vendus par installateur, par mois et par région
6. Le nombre moyen d’offres envoyées par client
Pour un installateur, chacun de ces repères est un levier de décision : vérifier que ses prix restent alignés sur le marché, repérer les régions où la demande accélère, mesurer la performance de ses équipes commerciales face à ses pairs, et anticiper les évolutions de l’offre plutôt que de les subir. Le Baromètre ne se contente pas de décrire le marché : il aide chaque entreprise à piloter la sienne, mois après mois.
Nouveauté : le pilotage énergétique entre dans le Baromètre
Les systèmes de gestion de l’énergie du foyer (HEMS, pour Home Energy Management System) orchestrent la production solaire et les principaux usages de la maison (batterie, ballon d’eau chaude, pompe à chaleur, borne de recharge) pour maximiser l’autoconsommation. Le nouvel indicateur mesure la part des projets conçus dans Revolt Pro qui intègrent une solution de pilotage. Le résultat est sans ambiguïté : la part des projets avec pilotage passe de 4,6 % en mars à 8,1 % en septembre, avec un pic à 9,6 % en août. Elle progresse d’un trimestre à l’autre, de 7,6 % au T2 à 8,6 % au T3 2026, et le nombre de projets intégrant un HEMS a été multiplié par 2,3 entre mars et septembre. Cet indicateur permet de suivre concrètement le déplacement de la valeur observé dès la première édition : des panneaux seuls vers le stockage et le pilotage. Le HEMS devient un argument de valeur à part entière, au même titre que la batterie, pour se différencier sur un projet.
Les grands enseignements de cette deuxième édition
Les prix des installations repartent à la hausse. Après un premier semestre stable, le prix moyen tous segments confondus passe de 12 080 € au T2 à 12 723 € au T3 2026 (+5,3 %). Deux causes principales : la suppression progressive par la Chine, au 1er avril 2026, du remboursement de TVA à l’export sur les modules, cellules, wafers et onduleurs, et la hausse des matières premières (silicium, pâtes d’argent, verre, aluminium). Une tendance à confirmer au T4. Le dimensionnement se stabilise. La puissance moyenne installée s’établit à 6,5 kWc au T3 2026, quasi stable par rapport au T2 (6,55 kWc), et se concentre entre 5 et 9 kWc selon les régions. Ce n’est pas un recul de l’ambition, mais le passage du « plus de puissance » au « mieux dimensionné, couplé au stockage ».
Encadrés
Un record de projets réalisés en septembre
Le nombre moyen de projets réalisés par installateur et par mois reste stable, à 12,1 au T3 2026 contre 12,2 au T2, malgré le creux estival d’août et grâce à un record de 14,7 projets en septembre. Des ventes qui fléchissent cet été, avant un net rebond en septembre. Le nombre moyen de projets vendus par installateur et par mois recule à 3,2 au T3 contre 3,8 au T2, soit une baisse de 16 %, sous l’effet du creux estival d’août, avant de rebondir à 3,8 en septembre. Les écarts régionaux restent marqués. La vente devient de plus en plus consultative. Le nombre moyen d’offres envoyées par client progresse de 1,45 au T2 à 1,50 au T3 2026 (+4 %) : les installateurs présentent plusieurs scénarios (puissances, avec ou sans batterie, avec ou sans pilotage, en intégrant les usages futurs du foyer). Avec 1,5 offre par client, le réflexe multi-scénarios a encore une belle marge de progression.
Une même tendance de fond : la valeur se déplace
De la puissance brute vers le dimensionnement optimisé, des panneaux seuls vers le stockage et le pilotage, du devis unique vers le conseil multi-scénarios : le métier d’installateur évolue en profondeur. Dans un contexte de remontée des prix, disposer chaque mois de données fiables devient un avantage concurrentiel. « Dans un marché qui évolue aussi vite, piloter son entreprise à l’intuition ne suffit plus. Avec le Baromètre du solaire, chaque installateur dispose chaque mois de repères objectifs, issus de projets réels, pour fixer ses prix, orienter ses efforts commerciaux et faire évoluer son offre », souligne Guillaume Berson, co-fondateur de Revolt.eco.
info.revolt.eco/barometre-092026

