Innovation/Bertin Technologies, pionnier de l'industrie durable mondiale de demain

Bertin Technologies, filiale du groupe CNIM, Å“uvre depuis plus de 60 ans dans l’expertise et l’innovation avec en figure de proue son fondateur Jean Bertin inventeur de l’aérotrain magnétique. Acteur majeur du développement technologique et de la prestation d’ingénierie et de conseil, le groupe est très présent dans le secteur de l’énergie depuis une quarantaine d’années. Cible actuelle : l’industrie que Bertin veut rendre durable et responsable via l’utilisation des énergies renouvelables et locales. Plein Soleil fait le point avec Pauline Plisson, Responsable de l’Activité Energie décentralisée et de l’Activité Ingénierie, Conseil et Innovation chez BEE !

Peut-on croire à une industrie mondiale durable et vertueuse ? Si certains se gargarisent de mots sur le sujet, le groupe Bertin Technologies, plus de 700 salariés, répond par des actes et une implacable stratégie tournée vers l’innovation. Ce dessein à visée high tech disruptive pour l’industrie durable de demain est portée en interne par le département Bertin Energie et Environnement (BEE) qui compte une centaine de salariés pour un CA d’un peu plus de dix millions d’euros. Cette cellule de grosses têtes installée sur le plateau de Saclay, planche activement pour développer des mix de solutions de production locale d’énergies renouvelables, d’ores et déjà soutenables financièrement, à destination de l’industrie. Avec force conviction et une bonne dose d’expérience

BEE en avance de phase

Bertin Technologies est en effet présent depuis longtemps dans la transition énergétique avec les énergies marines, l’hydrogène, l’énergie solaire ou encore la chaleur perdue. « Nous avons une bonne expertise de l’ensemble de ces métiers de l’énergie que nous faisons sans cesse évoluer en fonction des besoins marché. Actuellement, chez BEE, nous développons une vision d’une industrie plus durable pour demain, plus autonome avec la possibilité de s’économiser des réseaux. Nous y croyons fermement » souligne Pauline Plisson. La décentralisation demeure encore la grande absente de la révolution énergétique. En cause une logique d’organisation énergétique ultra centralisée. La France est d’ailleurs le parangon de ce modèle. Pour contrer cet écosystème encore dominant, BEE surfe sur la vague des baisses drastiques de coûts du photovoltaïque ou des batteries et développe des solutions de micro-réseaux. L’application de ces technologies a commencé dans les îles (DOM-TOM) et à l’export dans les pays où les réseaux sont peu performants et les coupures omniprésentes et où les couts de l’énergie sont élevés et le diesel pas toujours livré dans les temps. Autour du triptyque énergie solaire, stockage et groupes électrogènes d’appoint. « Mais BEE ne vise pas que l’électrification rurale. Nous visons aussi le monde industriel en France mais aussi partout sur la planète. Nous nous projetons à la fois plus loin et plus près de chez nous pour répondre avec nos technologies et nos capacités d’innovation aux souhaits de plus en plus prégnants d’indépendance et d’autonomie des industriels. Bertin est vraiment en avance de phase avec des projets démonstrateurs pionniers en Afrique du Nord ou à Abou Dabi» poursuit Pauline Plisson.

Une approche au cas par cas

En matière d’énergie et historiquement, Bertin réalise des audits énergétiques. Le groupe n’en est que plus proche et familier du monde de l’industrie ! Aux industriels qui marquent des signes d’intérêts, BEE propose une démarche holistique, une approche la plus complète possible qui tient compte de la globalité énergétique des projets concernés. Cela dépasse largement le cadre de l’électricité. BEE, en expert support, analyse les ressources à disposition et raisonne sur des notions de réseaux multi énergies autour d’un fort volet économie d’énergie. BEE examine également la production de froid très coûteuse en énergie, une production de plus en plus impactante qui est aujourd’hui le parent pauvre sur le plan des solutions à proposer. La thématique de refroidissement à partir d’énergie renouvelable Néanmoins, beaucoup de start-ups travaillent sur la production locale et renouvelable de froid. Les Data Centers ont ainsi beaucoup avancé sur le sujet. « Au sein de ce maelstrom de solutions, nous proposons aux industriels une approche au cas par cas. Nous essayons dans un premier temps de comprendre les contraintes de production mais aussi de sécurité de la production de notre client. Ensuite, nous agrégeons, nous mettons en cohérence l’ensemble des solutions proposées avec une juste dose d’innovations. Au final, le client demeure prioritaire par rapport à nos préconisations en matière de décarbonisation de son activité » confie Pauline Plisson. Pour concrétiser ses opérations, BEE fait de plus en plus appel à des tiers investisseurs. « Nous nous entourons effectivement de ce type de partenariat pour aider au financement des projets. Les industriels ont parfois tendance à favoriser les investissements dans leur propre secteur d’activité. Les tiers investisseurs tombent alors à point nommé » assure Pauline Plisson. Avec Bertin l’industrie de demain sera forcément un peu plus verte

Encadré

L’Oréal, Bertin le vaut bien

Spécialisée dans la production de produits capillaires professionnels, l’usine de Burgos (Espagne) de la firme L’Oréal a été auditée par Bertin Energie et Environnement. Après expertise, le projet de décarbonisation a été entériné. Cette usine est désormais devenue une unité de production d’énergie renouvelable qui produit en même temps de la chaleur (vapeur, eau chaude à 90C), du froid (eau froide à 6C) et de l’électricité (turbine et 3 500 m² de panneaux solaires photovoltaïques représentant une puissance installée de 5 700 MWh). La centrale biomasse, alimentée annuellement par 12 000 tonnes de déchets de bois des forêts et scieries voisines de Castille et Léon, génère 20 000 MWh thermiques par an, de quoi couvrir 100% des besoins de l’usine et même, à hauteur de 30% de l’énergie produite, alimenter les sociétés voisines !

Depuis plusieurs années déjà, le groupe L’Oréal s’engage dans la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Il vise les 60% de réduction de ses émissions d’ici 2020. «Il est tout à fait imaginable que l’ensemble de nos sites de productions deviennent « carbone neutral » à moyen terme. Les technologies pour y parvenir existent », déclare Fréderic Heinrich, directeur Europe des opérations de la division « produits grand public » de L’Oréal. Jean-Paul Agon, le président directeur général de L’Oréal, a même réaffirmé qu’il était possible d’allier performance et responsabilité, réduire son empreinte carbone tout en augmentant sa production. « Le monde industriel de demain devra être énergétiquement sobre et afficher un bilan carbone neutre » a-t-il conclu.
Plus d’infos…

Cet article est publié dans Actualités. Ajouter aux favoris.

Les commentaires sont fermés