Politique européenne en matière d'énergies renouvelables : Ne relâchons pas nos efforts !

Le SRR communique :

La consultation de la Commission Européenne sur la révision des lignes directrices des aides d’Etat dans le secteur énergie-environnement est close depuis le vendredi 14 février. Le Syndicat des énergies renouvelables note un revirement d’approche de la Commission sur les énergies renouvelables et met en garde contre la tentative de freiner la dynamique. C’est pourquoi, s’il comprend la nécessité d’une évolution des mécanismes de soutien, il a répondu à la consultation en rappelant qu’une dégradation forte des conditions économiques serait un coup d’arrêt porté aux énergies renouvelables et appelle à une révision progressive pour préserver les acteurs qui se sont investis depuis 15 ans dans ces secteurs. Si les lignes directrices étaient appliquées telles que présentées dans le projet de la Commission et mises en Å“uvre sans délai, les marchés des énergies renouvelables se verraient brutalement stoppés.

Plusieurs pays de l’Union Européenne sont aujourd’hui à l’avant-garde dans le domaine. En effet, l’Europe a investi massivement dans ces technologies, générant des centaines de milliers d’emplois et une spectaculaire baisse des coûts. Un arrêt du soutien aux énergies renouvelables, alors que le marché mondial est en pleine croissance, condamnerait tous les efforts fournis par les pays et les acteurs industriels. En effet, l’Europe se trouverait dans une situation où elle aurait supporté l’essentiel des coûts sans bénéficier du développement mondial des énergies renouvelables.

«L’annonce de la Commission Européenne, le 22 janvier dernier, d’un niveau de 27 % d’énergies renouvelables en 2030 avait déjà été interprété par les professionnels comme un recul. Si l’Union Européenne relâche son soutien maintenant, elle aura fait des investissements à perte à l’heure où de nombreux marchés s’ouvrent pour les entreprises européennes au savoir-faire incontesté. Aujourd’hui, les énergies renouvelables se développent partout dans le monde. Selon l’AIE, elles fourniront un quart de l’électricité mondiale en 2018 contre 20% aujourd’hui. Nous attendons que le Gouvernement, avec ses partenaires européens, réaffirme, lors du prochain Sommet des Chefs d’Etat, une véritable ambition pour nos secteurs », déclare Jean-Louis BAL, Président du SER.
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